un peu d'histoire
les grands noms
la robe
les honoraires
l'aide juridictionnelle
  L'avocat : l'aide juridictionnelle

La possibilité pour les personnes modestes d'obtenir gratuitement un défenseur existait déjà au Moyen Age.

Cette coutume sera réglementée pour la première fois par la loi du 22 janvier 1851.

Mais plus près de nous, c'est la loi du 10 juillet 1991 qui assure l'accès de tous à la Justice et au Droit.

L'aide juridictionnelle permet à des personnes de condition modeste de faire valoir leurs droits en justice sans avoir à supporter les frais occasionnés par l'instance.

Elle concerne les seules personnes physiques (à titre exceptionnel les associations loi 1901) :

  • de nationalité française ;
  • ressortissants des états membres de la Communauté ;
  • étrangers résidant habituellement et régulièrement en France.

Le demandeur à l'aide juridictionnelle doit constituer un dossier, qui sera déposé au bureau de l'aide juridictionnelle du Tribunal de Grande Instance de son domicile, ou de la Cour de Cassation, ou du Conseil d'État ou de la commission de recours des réfugiés si le litige relève de cette juridiction.

Les dossiers peuvent être retirés auprès de certaines mairies.

Ils contiendront des éléments concernant les ressources du demandeur et l'objet de la procédure pour laquelle l'aide est demandée.

La demande sera instruite et si les conditions sont remplies, un Avocat (et/ou un autre auxiliaire de Justice) sera nommé.

Le mécanisme de l'aide juridictionnelle ne saurait faire échec à la liberté de tout citoyen de choisir son avocat : en effet, si le justiciable souhaite que son dossier soit traité par Maître X et si ce dernier l'accepte, la requête pourra en faire état et ledit conseil sera missionné.

En cas de refus de la demande, un recours est possible dans le mois de la notification de la décision.

L'aide apportée peut être :

  • totale : les frais de Justice seront entièrement pris en charge par l'État ;
  • partielle : le justiciable devra supporter une partie du coût du procès.
plafonds de ressources mensuelles*
Aide accordée
inférieures à 860 euros
totale
de 861 à 898 euros
partielle à 85%
de 899 à 947 euros
partielle à 70%
de 948 à 1016 euros
partielle à 55%
de 1017 à 1093 euros
partielle à 40%
de 1094 à 1191 euros
partielle à 25%
de 1192 à 1248 euros
partielle à 15%
supérieures à 1248 euros
aucune aide accordée

* auxquels il faut ajouter 155 euros par personne à charge

Comme l'indique le tableau, le demandeur à l'aide juridictionnelle doit justifier de ressources ne dépassant pas un certain seuil, revalorisé chaque année.

Les ressources englobent :

  • les salaires ;
  • les loyers perçus ;
  • les retraites ;
  • les rentes ;
  • les pensions alimentaires ;
  • les produits des valeurs mobilières ;
  • les produits d'exploitation.

Sont exclues les allocations familiales, les allocations logement, les allocations jeune enfant, les bourses d'étude.

Les ressources sont celles du demandeur, de son conjoint (sauf par exemple divorce) et de toute personne vivant habituellement à son foyer.

A côté de l'aide juridictionnelle proprement dite, il ne faut pas oublier :

  • les consultations gratuites organisées par les Barreaux, dans les mairies, ou dans les Tribunaux de Grande Instance (à CRETEIL, le mardi de 17h30 à 20h00 et le samedi de 9h00 à 12h00) : l'Avocat y donne des indications sommaires sur les démarches ;
  • les bons de consultation : achetés auprès de l'Ordre des Avocats pour un somme modique (dans le Val de Marne 45 €), ils permettent d'obtenir une consultation juridique avec l'Avocat de son choix.

Le secteur de l'aide juridictionnelle connaît une crise, qui a atteint son apogée lors d'un mouvement de grève des Avocats à la fin de l'année 2000.

Une réforme et une revalorisation du système sont aujourd'hui à l'étude (commission BOUCHET, qui a proposé notamment la suppression de l'aide partielle, l'augmentation du plafond d'admission).

 
Copyright AVOCATNET © 2006
Designed By CREATURL